| "La Banque Mondiale parle tellement de la faim qu'on oublie que les trois quarts de ses crédits sont consacrés non pas à l'agriculture mais au commerce. La plupart de ses projets concernent l'infrastructure nécessaire aux compagnies étrangères pour investir avec profit sans avoir à en payer la note. Les prêts de la Banque favorisent les investissements des pays industrialisés - c'est d'ailleurs un de ses principaux objectifs, spécifiés dans sa charte. Ce qui nous étonne, c'est de voir comment la Banque a réussi à faire croire à tant de gens qu'elle avait modifié ses priorités [...] pour devenir pratiquement un organisme d'aide. Mais la Banque est toujours une banque et elle ne pourra jamais recruter sa clientèle parmi ceux qui, sur terre, souffrent de la faim."
|