La Chronique du mois - N°12 - novembre 2005

Par Baïlos
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Négrophobie [1] , un éclairage sur la désinformation et le négationnisme des « négrologues [2] »

  « Dès lors qu’il s’agit d’un pays d’Afrique « noire », la République [la France, et l’Occident en général] a pris l’habitude s’octroyer tous les droits. Et d’abord celui de mentir. L’information est devenue une arme. De RFI au Monde, son traitement est surveillé, filtré, parfois même organisé [3]
Peut-on concevoir qu’il se trouve en France un éditeur réputé  pour décider de publier un […] ouvrage, qui relèguerait aussitôt les pamphlets antimusulmans d’Oriana Fallaci [italienne, sioniste et raciste patentée] au rang de bluettes ? Que cet essai soit salué par la critique ? Que des hommes politiques de premier plan tressent des couronnes à son auteur ? Qu’il obtienne un prix littéraire décerné par un média de service public ? [4] ... C’est pourtant ce qui est arrivé en France [en 2003]. »
Le livre en question est : « Négrologie, pourquoi l’Afrique meurt [5]  » de Stephen Smith. Son éditeur, Calmann-Lévy, respectable éditeur parisien et pas des moindres.
En réponse à ce livre – qui mêle propagande et vrais-fausses-infos pour tenir toujours le citoyen-lecteur dans l’ignorance et la négation de la criminalité de l’histoire politique de la France en Afrique –, Négrophobie, un formidable ouvrage collectif a paru cet été aux éditions des Arènes. Ecrit par  trois auteurs, Boubacar Boris Diop, Odile Tobner et François-Xavier Verschave, peu de grands médias en ont fait cas, comparé aux flots d’éloges et de commentaires médiatisés dont a bénéficié Négrologie dès sa sortie. On connaît l’abondance des réactions positives en France et les éloges unanimes dans les médias à l’égard du livre de Smith. Quand aux Africains en Afrique, ceux pour le prétendu amour desquels Smith a écrit cet ouvrage, beaucoup n’en ont entendu que des échos. Le livre était quasi introuvable dans les capitales africaines du pré carré français au moment où la critique l’accueillait favorablement en France. C’est normal, car Négrologie est d’abord destiné à un public français et occidental habitué à une certaine désinformation de Stephen Smith, le Monsieur Afrique du journal Le Monde. Au Monde comme à Libération ce monsieur a été érigé de façon quasi dogmatique – mais peut-être sciemment – Monsieur Afrique. Il a ses entrées dans les « piscines » et les réseaux de la Françafrique, multipliant les scoops et faux scoops qui tombent bien pour conforter les thèses officielles de l’Elysée. Le journaliste n’est plus un informateur et un analyste impartial des faits, mais un défenseur acharné de la position officielle de la Françafrique.

LE GENOCIDE RWANDAIS...
Ainsi, le génocide rwandais
serait déclenché par le FPR de Kagame [6] et non par génocidaires du dictateur Habyarimana soutenu de bout en bout et à bout de bras par les réseaux français. Exit les manoeuvres post-génocide de l’opération Turquoise qui aida à exfiltrer des chefs du Hutu Power et du clan Habyarimana. Ce précieux soutien français leur a permis de s’organiser pour déstabiliser le Rwanda et prêter main forte à un Mobutu agonisant… Encore un grand ami de la Françafrique qui a mis le Zaïre à genoux en trente ans de règne et de déprédation économique.
Sur une autre page du même registre, les ignobles guerres civiles du Biafra, de l’Angola et du Congo Brazza ne sont pas entretenues et soutenues par ELF et autres compagnies qui pompent à tous les puits pétroliers de la sous région. Ces mêmes firmes distribuent pourtant armes et moyens logistiques et financiers à des clans et pouvoirs africains complices qui se disputent les miettes de la manne pétrolière. Pendant que les Africains d’en bas s’entretuent avec ses armes, ELF remplit ses pétroliers et arrosent ses clans locaux, sans aucune obligation réelle envers les Etats pillés, ni même envers la France ! Jusqu’à ce que Pierre Falcone et Jean-Christophe Mitterrand soient écroués par un juge tenace, pour que la France découvre la pointe de l’iceberg d’un gros scandale mafioso-politico-militaire et financier : « l’Angolagate », mêlant constamment ELF, Bongo, Dos Santos, Nguesso, Chirac, Bush, Eltsine, leurs services secrets, des marchands d’armes et bien d’autres prédateurs de l’ombre. Mais ce sera toujours quelques exécutants qui vont être jetés en pâture à la justice et aux médias. Les vrais commanditaires ne seront vraiment jamais inquiétés… Les dictateurs africains, leurs parrains occidentaux et autres gros calibres connus ou non, échappent toujours à une Justice digne de ce nom.
Chirac est toujours Président des Français malgré son ombre qui plane sur tant d’affaires de corruptions et de crimes politico-économiques ; ses amis dictateurs africains ont si bien pillé et s’approprier les biens publics de leurs pays qu’ils sont assez riches pour se maintenir encore au pouvoir, avec toujours l’aide et la bénédiction de l’Elysée. On ne parle plus tellement du scandale, ni de Jean-Christophe Mitterand, de Falcone ou de Gaydamak qui se dore la pilule en Israël, bien accueilli chez lui. Sans compter le guru, l’homme de l’ombre des réseaux françafricains, Jacques Foccart qui, dans ses mémoires et rares entretiens, concède des demi-vérités qui révèlent le mépris et le déni de droit et de justice dans la politique africaine de la France. Des dépossessions économiques et des crimes politiques ont été impunément commis en Afrique grâce aux réseaux criminels de la Françafrique dont Foccart fut le principal architecte depuis de Gaulle. Les semi-confessions de Foccart devraient suffire à mettre l’Etat français devant les faits et ses responsabilités qu’il continue de récuser et de cacher aux citoyens français. Il y a là matière à agir, et l’association Survie [7] a déjà donnée le ton depuis des années...

De gauche à droite: Stephen Smith, Boubacar Boris Diop, Odile Tobner, François-Xavier Verschave (Photos © P. Bayala - Salon du Livre de Genève - avril 2004)

De gauche à droite: Stephen Smith, Boubacar Boris Diop, Odile Tobner, François-Xavier Verschave (Photos © P. Bayala - Salon du Livre de Genève - avril 2004)

EXIT LES RESPONSABILITES EXTERIEURES DES CRIMES EN AFRIQUES
  Pour conforter sa thèse de l’infériorité, de l’incurie et de la fatalité des Africains qui ne peuvent être que seuls responsables de leurs malheurs qui durent depuis la Traite des Noirs, Smith use et abuse de propos d’Africains instrumentalisés, désabusés ou pessimistes [8] sur le sort du continent. Il distille sournoisement des théories qui s’appuient sur leurs constats accusateurs et sur des comparaisons raciales visant invariablement à nier la capacité intrinsèque de l’Africain Noir à se développer lui-même.
Le négationnisme de Smith c’est de dire que, malgré Toute « l’aide » de l’Europe – de la France notamment –, malgré sa « magnanimité » à lui apporter la civilisation des Lumières, malgré sa volonté d’apporter le développement, la démocratie et les droits de l’homme sur le continent, l’Afrique est un espace réfractaire au progrès. Car le problème c’est l’Africain et sa culture ! Les Africains ne peuvent pas s’en sortir seuls. Ils gaspillent le crédit que l’occident leur a accordé : civilisation, indépendances, aide, coopération, démocratures, dettes, sous-développement, etc. Il faut leur montrer le chemin, il faut leur tenir la main – comme on tient la main d’un grand enfant lui rappelant constamment que ce qui lui est dicté est bon pour lui, l’unique voie. Sinon il y a rien a y attendre. Comme la France ne peut, ne veux ou prétend ne plus vouloir assumer ce continent, on déclare solennellement que la France n’y est et n’y sera pour rien dans sa descente aux enfers.
Ne venez donc pas faire le procès de la France. Ne dites pas que la France n’a pas fait de son mieux pour aider l’Afrique à se développer.
Exit toutes les compromissions, les responsabilités et les complicités avérées de génocides, de crimes politiques, économiques et environnementaux que la France a commis, aidé à commettre et continue de commettre dans de nombreux états d’Afrique par le biais de ses grandes entreprises, de son armée et ses services secrets, des gouvernements successifs depuis de Gaulle et par ses potentats installés depuis les factices indépendances africaines des années 1960 !
Exit la démocratie, les pardons et les réparations nécessaires à une saine coopération dans les relations franco-africaines.
Exit les échanges mutuellement enrichissants, la compréhension et le respect de l’altérité.
Exit les véritables solidarités possibles entre citoyens français, européens et africains.
Exit en somme la vérité sur l’histoire et la cruelle actualité désespérante de cette Afrique que Stephen Smith et ses réseaux de négationnistes tentent de cacher aux citoyens français et du monde, ou de leur présenter comme une fatalité typiquement africaine.  

LIMITER LA SOUVERAINETE DES ETATS AFRICAINS
Mais cela ne suffit pas, Smith reprend dans un article du Monde du 22 mai 2003 [9] les  propos l’ancien ministre français des affaires étrangères, Hubert Védrine qui préconise d’«actualiser, rendre légitime les formes modernes de protection ou de tutelle sous mandat du Conseil de Sécurité réformé ». Le commentaire de Smith est sans ambiguïté : « Ce serait là, en effet, une précaution élémentaire contre la « négrologie ». Car quelque soit la limitation de souveraineté qui sera imposée aux « Etats ratés » en Afrique [10] , le risque est grand d’y réveiller des fantômes du passé, de réaliser les fantasmes phobiques d’une altérité conquérante chez les habitants de « contrées sauvages » qui, précisément pour ces motifs, sont restés des refuges en marges du monde. » Cela veut dire clairement que certains milieux français et occidentaux pensent sérieusement à une officialisation et à une institution pur et simple des dépendances africaines qui existent déjà vis-à-vis de l’Europe et de l’Occident en général. Ceux qui en appellent à la recolonisation de l’Afrique ne peuvent pas trouver meilleure tribune. Il y a même cette Loi du 23 février 2005 [11] (11) qui reconnaît – et fait adopter par les programmes scolaires français – le rôle particulièrement « positif de la présence française outre-mer », notamment en Afrique du Nord. Les Maghrébins apprécieront ! Mais cette loi est dans l’ère du temps. On peut donc recoloniser l’Afrique.
La pirouette du Conseil de Sécurité réformé – qui prendrait sous sa tutelle les «Etats ratés » – est un cheval de Troie car l’ONU, depuis sa création, obéit aux intérêts des puissances occidentales, dont la France et ses réseaux. Le droit d’ingérence militaro-humanitaire et économique dans les Etats s’affirme ainsi, exactement comme le devoir de civiliser et de christianiser les « contrées sauvages » a balisé le chemin qui a abouti à la colonisation et à la mise sous tutelle de fait des Etats africains par l’Europe.
Dire que les Africains sont restés en marge du monde – entendez pauvres et sous-développés –  « précisément » parce qu’ils sont habitants de « contrées sauvages », c’est non seulement nier leur capacité intrinsèque d’aspirer et de réaliser le progrès par leurs facultés et ressources propres, mais également nier toute responsabilité de la France et de l’Occident dans ses manœuvres ininterrompues qui ont placé ses hommes de confiance et ses intérêts au-dessus du développement de l’Afrique. Malgré les tentatives d’auto-absolution des négationnistes, il est indéniable que le sous-développement du continent avec son corollaire de conflits et de pauvreté est en grande partie lié à une gestion catastrophique et prédatrice des biens et ressources publiques et privés – qui s’y mélangent allègrement – par des pouvoirs politiques et économiques mis en place, soutenus et entretenus par des intérêts prioritairement français et occidentaux.
Certes il y a en Afrique – comme dans toutes les sociétés du monde – des coutumes réactionnaires, réfractaires au progrès. Considérer les cultures africaines dans leur ensemble comme « des freins au développement » est un mensonge et une injure aux cultures et à l’intelligence individuelle et collective des Africains. Nos coutumes sacralisées et nos gris-gris n’ont pas causé le sous-développement de l’Afrique. Au contraire, on peut même dire que c’est grâce en partie à l’espoir que représentent nos coutumes que nous survivons encore aujourd’hui en Afrique. Il ne s’agit aucunement d’occulter les responsabilités africaines, ni d’exonérer les pouvoirs et les intellectuels africains dans leurs compromissions avec la France et l’occident dans la criminalisation, le pillage et le sous-développement de l’Afrique. Il s’agit de dénoncer le fait que l’on est en train de consigner impunément au 21ème siècle dans les annales de l’Histoire que les Africains sont des incapables et leurs cultures, « des freins au développement. » Seuls ceux qui « parviennent à s’échapper de l’Afrique réussissent […] d’autan mieux qu’ils s’arrachent à la sociabilité africaine [12] (12) Encore, une fois, seuls les Africains qui se désafricanisent, seuls ceux qui s’exilent ou s’occidentalisent réussissent selon Smith, et peuvent ainsi se développer.

DESINFORMATION ET NEGATIONNISME
 
La désinformation et le négationnisme des négrologues se diffusent de plus en plus dans les médias car ils savent ou espèrent que la conscience citoyenne est anesthésiée de part et d’autre, émoussée par ces infos que les médias ne cessent de produire et diffuser en boucle. Les lecteurs devraient revendiquer une Journée Mondiale Sans Infos. Juste le temps de se « dé-saouler » et peut-être songer à vérifier le millième des infos déversées par les médias. Infiniment peu de lecteurs auront l’intention, le temps et les moyens de vérifier ce qui se lit dans un essai politique ou dans les journaux, ce qui se dit et se montre à la télé… Alors, pour la France officielle, le négationnisme de Smith n’est que vérité qu’il faut saluer.
Ainsi, malgré ses amalgames et sa réduction des Africains à une seule et même masse paresseuse, une entité improductive et foncièrement inapte au développement, Négrologie a obtenu le Prix Essai de France Télévisions, une institution publique dont le jury était présidé par Bernard Pivot. Que comprendre alors ? Que la France officielle approuve les thèses soutenues et développées par Smith dans son livre ?
Si Bernard Pivot a lu Négrologie, il a dû lire ceci : « leur civilisation matérielle, leur organisation sociale et leur culture politique constituent des freins au développement […] ». Pivot et les membres du jury ont dû aussi lire ceci :  « L’Afrique ne tourne pas parce qu’elle reste « bloquée » par des obstacles socioculturels qu’elle sacralise comme ses gris-gris identitaires ». Ils ont dû lire également que
si les Israéliens dans « un échange démographique standard » prenaient la place des Tchadiens, « le Tibesti fleurirait et une Mésopotamie africaine renaîtrait sur les terres fertiles, entre le Logone et le Chari » [13] .
Entre autres affirmations de l’incapacité raciale et socio-culturelle des Africains, si Bernard Pivot a lu ces passages et malgré tout n’a pas trouver à redire qu’un jury qu’il a présidé attribue un prix à son auteur, c’est qu’il approuve – comme le reste des membres du jury – les thèses de Smith. Il en va de même pour Calmann-Lévy, l’éditeur de Négrologie. Sans compter France Télévisions, les institutions et les personnes qui ont encensé cet ouvrage… Ce scandale mérite réparation et engage non seulement la responsabilité de l’auteur mais également de son éditeur, des médias et des institutions qui ont fait de la publicité et donner foi à l’ouvrage.

LE DANGER
 
Le danger est que cette unanimité officielle participe au négationnisme négrophobe ambiant. C’est-à-dire qu’elle contribue à l’évacuation des grandes responsabilités des pouvoirs la République française dans les nombreux désastres que ne cessent de souffrir des millions d’êtres humains sur le continent africain. La vigilance et l’engagement de certains intellectuels – africains et non africains – nous tirent la sonnette d’alarme sur cet état des choses insidieux et sournois. C’est ce qu’on tenté avec véritable cri de cœur de Diop, Tobner et Verschave, les trois auteurs de Négrophobie. Ce livre a le mérite de nous éclairer davantage sur les tendances négationnistes et disculpatoires de la France officielle et officieuse, et les anciennes puissances coloniales en général, dans ces horribles crimes commis en Afrique de l’Esclavage à nos jours.
Négophobie [14] est un ouvrage à lire absolument par tout Africain et quiconque désire s’instruire de la désinformation distillée ces derniers temps autour des relations franco-africaines. Il permet également d’entrevoir les « dessous des cartes » qui ont compromis et continue d’empêcher dans une large mesure l’auto-determination et le développement socio-économique des peuples et populations d’Afrique.
Certains crimes en Afrique étant connus ou reconnus, même du bout des lèvres, par les anciennes nations esclavagistes et colonialistes, il n’en demeure pas moins que le sort de l’Afrique reste largement scellé par les réseaux criminels françafricains qui n’hésitent toujours devant aucun crime pour mettre le pré carré français sous la coupe réglée des intérêts français et occidentaux. Désormais privatisés aux grandes compagnies et leurs multiples lobbies qui grouillent à Paris, Bruxelles, Genève, Londres ou New York [15] , il s’agit désormais de contraindre davantage et rapidement les Etats africains à privatiser [16] et ouvrir totalement leur espace au commerce et aux ingérences unilatérales des grandes multinationales, banques et organisations internationales qui privent de fait les Etats d’Afrique d’une grande partie de leur souveraineté.



[1] Négrohobie – Réponse aux « Négrologues », journalistes françafricains et autres falsificateurs de l’information, Boubacar Boris Diop, Odile Tobner et †François-Xaxier Verschave, Editions des Arènes, Paris, 2005.

[2] Sont désignés par ce terme d’abord Stephen Smith, auteur de Négrologie et les défenseurs des thèses véhiculées par ce livre et par son auteur à travers ses articles et ses livres sur l’Afrique Noire. Leur postulat étant ceci : « leur civilisation matérielle [celle des Africains Noirs], leur organisation sociale et leur culture politique constituent des freins au développement ».

[3] Nérgrophobie, extrait du résumé au dos du livre.

[4] op. cit, extrait de l’Avertissement de l’éditeur (Les Arènes).

[5] Négrologie, pourquoi l’Afrique meurt, Stephen Smith, éd. Calmann-Lévy, Paris, 2003. Prix Essai de France Télévision, unanimement salué par la critique officielle et les grands médias français.

[7] Il convient de rendre ici hommage au membre-fondateur et président de l’association Survie, François-Xavier Verschave, qui nous quitté cet été. Verschave a beaucoup écrit et n’a cessé de mettre à nu les dérives et la criminalisation des relations franco-africaines. Autan de précieux témoignages, une mine de documents désormais disponible grâce à cet homme et ses collaborateurs de Survie  et d’ailleurs (www.survie.org ).

[8] Entre autres, Axelle Kabou, Yambo Oulogueum, J-P Ngoupandé cités par Smith.

[9] Cité dans Négrophobie, p.36.

[10] Souligné par Baïlos.

[11] Citée dans Négrophobie, p.73, le libellé de cette Loi du 23 février 2005 – votée par le Parlement et le Sénat français – dit en son article 4 : « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif  de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ses territoires la place éminente à laquelle ils ont droit. ». Qui sont ces « programmes scolaires » ?
Des historiens et intellectuels français se son érigés contre ce négationnisme et son enseignement dans les écoles.

[12] Négrologie, S. Smith, p.49-50

[13] Négrologie, p.49

[14] Comme les livres qui l’ont précédé dans la même veine : La Françafrique, Noir Silence, Noir procès, L’envers de la dette, et autres Dossiers Noirs de l’Association Survie parus aux éditions des Arènes et aux éditions Agone.

[15] Ces villes abritent les sièges des grandes multinationales et les principaux leviers, centres et organismes de décisions qui influencent directement l’économie mondiale et les relations internationales. (Elysée, Commission Européenne OMC, ONU, Banque Mondiale, FMI… pour ne citer que les plus connus)

[16] Sous le rouleau compresseur de l’ultralibéralisme actuel, la plupart des entreprises publiques rentables des Etats d’Afrique francophone ont été cédées à des sociétés françaises, extérieures ou à leurs prête-nom locaux. Paradoxalement les entreprises jadis rentables quand elles étaient des services publics sont devenues moribondes après leur privatisation… Elles produisent moins de biens et de services de qualité et offrent peu de travail stable aux employés qui, de compression en compression ont oublié ce que signifie un travail stable, une sécurité socio-économique etc.


Baïlos - novembre 2005